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Visites de l'église, les dimanches de 13 h à 16 h
Brunch de la rentrée, le 15 septembre de 9 h 30 à 13 h
Pèlerinage au cimetière, le 15 septembre à 10 h 45



mardi 1 octobre 2019

Mois missionnaire extraordinaire



Baptisés et envoyés: l'Église du Christ en mission dans le monde

Pour le pape François, la célébration du mois missionnaire extraordinaire a pour objectifs de susciter une plus grande conscience de la mission vers le peuple (missio ad gentes) et également de reprendre avec un nouvel élan la transformation de la vie et de la pastorale.

« Jésus leur dit de nouveau : La paix soit avec vous. 
De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie » (Jn 20, 21-23).

Le Christ nous envoie dans le monde répandre son message d'amour Nous avons donc tous une mission, tant sur le plan individuel que collectif, et nous sommes appelés à l'accomplir à notre manière et avec nos capacités.

L'étendue de la mission est multidimensionnelle et permet une participation active. Aucun chrétien baptisé, digne de ce nom, ne peut se permettre d'être un simple spectateur. La mission appelle à un engagement proactif au sein de notre propre contexte dans l'esprit de l'Évangile. 

Comment m'y engager?
Bien que nous soyons appelés à une union toujours plus intime avec le Christ, le théâtre de l'action se trouve dans le monde et adopte tous ses défis. À chacune et chacun donc de discerner, selon ses moyens et ses talents, le geste à poser ou à poursuivre pour se faire proche d'une personne dans le besoin, d’un malade, de quelqu’un qui souffre, etc
La mission n'est pas qu'individuelle, elle se vit en communauté, à chacune et chacun de discerner ses lieux d'insertion et ses façons de soutenir les personnes qui exercent une mission plus large ou dans des contrées éloignées.  La collecte du Dimanche missionnaire mondial qui aura lieu le 20 octobre va dans ce sens. 

D'après le guide pour le Mois missionnaire extraordinaire 2019

vendredi 16 août 2019

L'inattendu de Dieu

Comme vous, peut-être, j’aime bien mes habitudes : vaquer aux occupations matinales dans un certain ordre, emprunter le même trajet pour me rendre au travail, écouter la radio tout en conduisant. Ces rituels quotidiens me procurent un sentiment de sécurité et de bien-être. Et pourtant ! Il me semble que Dieu vient souvent à nous dans l’inattendu, ce qui n’était pas prévu. Il affectionne, dirait-on, les surprises et les chemins de traverse.

J’oserais même affirmer qu’il est bon de s’attendre à l’inattendu, de s’y préparer. Magnifique paradoxe ! Compter avec ce qui est imprévu, imprévisible - non pas, bien entendu, à la manière d’un dû - mais pour cultiver un espace d’ouverture et de joyeuse incertitude. Renoncer à ses prétendus savoirs, à ses « je la connais par cœur » ou « je sais ce qu’elle va dire ». Abandonner l’illusion de connaître l’issue des événements à l’avance, de deviner les pensées et les réactions de l’autre. Eviter les prédictions qui enferment, rétrécissent notre disponibilité et réduisent le champ des possibles.

Dans mon travail d’aumônière, il m’arrive d’hésiter à aller vers une personne atteinte de démence profonde. N’est-il pas vain de l’approcher alors qu’elle semble perdue, dans son monde ? Or, voici qu’aujourd’hui, justement, elle m’offre un sourire venu tout droit d’un autre monde et qu’au milieu de paroles incompréhensibles, une phrase d’autrefois lui revient : « Et toi, comment ça va ? » Joie de cueillir cet instant, de goûter cet échange, de le savourer comme un cadeau du ciel.

Et si cette ouverture à l’inattendu était une autre façon de nommer l’indifférence ignatienne ? Pour Ignace de Loyola, l’indifférence est une sorte d’ « antiadhésif » : celui ou celle qui est dans l’indifférence ne peut plus « coller » à qui ou à quoique ce soit, y compris à ses propres certitudes. L’indifférence lui permet de se mouvoir dans un espace de liberté et d’ouverture intérieures. En devenant indifférents, libres, nous nous rendons disponibles à l’inattendu de Dieu et de ses visites.

Marie l’a expérimenté lors de l’Annonciation et en bien des occasions. De surprise en surprise, elle a continué à faire confiance jusqu'à l’incroyable : voir dans le tombeau vide d’un certain matin de Pâques le signe de la vie elle-même, lire dans l’absence du corps de Jésus la promesse d’une présence que plus rien ne pourra restreindre.

Car rien n’est impossible à Dieu…
Véronique Lang

jeudi 27 juin 2019

Les vacances les plus belles…

Du côté des adultes de la famille, c’est-à-dire mon père et ma mère, il n’y avait pas de « programme de vacances ». Un bon matin de juillet, mon père suggérait à ma mère : « Allons voir ma sœur Florette au Saguenay. » Ou « Tiens, ça fait longtemps que t’as pas vu ton frère Ludger au Nouveau-Brunswick ; une petite visite, ça lui ferait plaisir ! » Leurs vacances coïncidaient toujours avec nos séjours à la campagne où Tante Mai, la conjointe de Lucien, s’occupait de nous et voyait à ce que nos jeux ne deviennent pas trop téméraires.

Quand je vois des gens partir en vacances aujourd’hui, j’ai toujours le goût de leur poser deux questions : « Que fuyez-vous » ? « Que cherchez-vous » ? On peut aller en vacances pour fuir des personnes, des situations, des environnements désagréables. Mais je remarque que nos vacances – tant celles de nos parents que les nôtres – n’avaient pas pour but de fuir, mais de chercher. Pour nous, à la campagne, chercher un état primordial de contact harmonieux avec la création. Pour nos parents, renouer le contact avec ce qui était important pour eux : la famille. Il me semble que les vacances les mieux réussies ne sont pas celles où l’on fuit, mais où l’on cherche (et où l’on trouve aussi !) un contact, un lien, une rencontre. Rencontre avec soi, avec la création, avec des gens qu’on aime, avec le Tout Autre. Prendre des vacances où l’on ne crée aucun lien, c’est un peu prendre des vacances de soi-même, de sa propre humanité. Il me semble qu’on devrait revenir de vacances non seulement plus reposé, mais quelque part, plus humain. Et pas nécessaire de dépenser une fortune : les vacances les plus belles sont souvent celles qui coûtent le moins cher…

Texte de Georges Madore

mardi 14 mai 2019

Semences parentales

Le mois de mai nous rappelle notre dévotion à Marie. C’est aussi le moment de l’année où nous célébrons la fête des Mères. Le temps des semences me fait penser à mon rôle de maman. Cela demande de la patience, de l’attention, de la persévérance, de la confiance, de la ténacité et surtout beaucoup d’amour. L’amour est l’attitude primordiale nécessaire dans tout ce que nous entreprenons et voulons faire croître. Ce qui est semé par amour est récolté dans l’amour. Lorsque mes enfants sont devenus adolescents, j’ai appris à devenir une mère accompagnatrice afin qu’ils apprennent à devenir autonomes, libres et responsables face à leur propre choix. Maintenant qu’ils sont adultes, je réalise que l’amour donné est reçu au centuple. Tout ce que nous semons dans le cœur et l’esprit de nos enfants est un bagage d’espérance pour leur vie d’adulte. Quelle reconnaissance j’éprouve envers Dieu pour ces merveilles créées à son image et prolongation de nous deux. La vie m’a confirmé que mon choix était le meilleur pour moi, pour nous et pour eux.
Anne Blouin, extrait de La Revue Saint Anne

dimanche 28 avril 2019

Pâques, printemps spirituel

Pâques c’est le printemps spirituel de nos vies ! Comme la terre se réveille et met tout en œuvre pour prendre le dessus sur cet hiver long et pénible, nous aussi nous nous éveillons dans notre foi à ces promesses divines d’un Dieu qui fait jaillir la vie en nous et autour de nous.

Nous avons œuvré dur pendant 40 jours, utilisant le carême pour nous centrer sur l’essentiel : être heureux en accomplissant la volonté de Dieu en nous et autour de nous.

En ce jour du soleil (Sunday) nous nous illuminons et regorgeons de vie en ce jour spécial de la résurrection du Seigneur, qui nous a sauvés du froid, du gel et de la mort, pour nous réchauffer le cœur et l’âme et ainsi rayonner d’amour et de tendresse pour les nôtres et ceux et celles qui croiseront nos routes en ce beau temps pascal, fruit de nos efforts et surtout des grâces divines. 

Joyeuses Pâques!

Jean-Marc Beaudet, prêtre-curé.

lundi 8 avril 2019

Un silence qui nous surprend

Jésus, ce jour-là, ne dit rien. Jésus se tait comme nous avons l’impression que parfois Dieu se tait, et nous lui reprochons volontiers son silence.  Mais quand Dieu paraît au tribunal des hommes, ce n’est pas dans le rôle du procureur implacable, mais dans celui d’avocat de la défense.  « Je ne suis pas venu pour juger le monde, mais pour le sauver. »  Nous, nous éprouvons la secrète démangeaison de dire du mal des autres, de trouver matière à les critiquer et à les condamner, avec un malin plaisir, c’est-à-dire un plaisir digne du Malin !  Jésus traçait des traits sur le sol. Écrivait-il des mots ou délimitait-il symboliquement un espace de pardon ?
(D'après un texte de Joseph Proux publié dans le feuillet paroissial du 7 avril)

samedi 23 mars 2019

Tel un jardinier patient


Ce jardinier de la parabole, qui temporise et s'active pour sauver un figuier improductif, nous dévoile le visage du Dieu vivant pour qui la patience est l'autre nom de son amour:
Il ne se décourage jamais de nos errances et de nos passés infructueux. Il ne nous abandonne pas à notre médiocrité.  Il sème sur notre route des signes discrets mais insistants; il nous donne des frères et des sœurs pour nous avertir et nous accompagner. Il nous octroie des coups de pouce au bon moment.  N'abusons pas de la patience de Dieu ! Ce Carême est peut-être une dernière chance à ne pas manquer.  Il reste que nous avons aussi à témoigner de la même patience envers les autres. Faire confiance à quelqu'un et parier sur sa capacité à changer et se dépasser, c'est lui permettre de grandir. 
Cela s'appelle donner sa chance à quelqu'un.
(D'après un texte de Joseph Proux dans le feuillet paroissial du 24 mars)